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Evolution du réseau
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Lundi 21 Février 2011
A l'occasion du MWC, la société Amdocs, spécialisée dans le conseil pour la mise en place des réseaux de télécommunication pour les opérateurs, a eu l'occasion d'aborder le sujet de l'engorgement des réseaux avec le site Presence PC.
Cela fait maintenant plusieurs années que les réseaux de téléphonie mobile, développés à la base pour un usage "voix", sont fortement sollicités pour transporter des données. L'arrivée des smartphones a induit une charge encore plus lourde sur ces derniers, notamment l'iPhone.
Comment faire face à cette surcharge des réseaux ? Plusieurs solutions existent sans revoir entièrement l'infrastructure du réseau, qui est une possibilité efficace mais onéreuse.
La première des réponses trouvées est le report du trafic. Ainsi au lieu d'envoyer les données sur le réseau interne de l'opérateur, relié aux stations de base, le flux sera dévié sur un autre chemin. Deux voies sont alors possibles : le Wi-Fi et les femtocell. Les réseaux Wi-fi communautaires et hotspots commerciaux sont très présents en France et permettent donc une déviation d'une partie du trafic sur les lignes ADSL des clients.
Les femtocells se font en revanche plus rares mais permettent un déport de trafic de façon simple et transparente : les utilisateurs d'une maison se connectent à un point d'accès personnel et le trafic est dérivé sur une ligne ADSL qui décharge ainsi le réseau classique. En pratique, le Wi-Fi s'avère être la solution la plus efficace mais elle est peu pratique. Pour ce qui est des femtocells, leurs boitiers sont onéreux et la technologie ne concerne que le trafic "résidentiel".
Deuxième solution possible : l'optimisation du contenu. Les opérateurs apprécient à ce sujet les solution de RIM (Blackberry) car les smartphones de la marque ne consomment que peu de données par rapport à des smartphones dotés d'un autre système. Une application dédiée est par exemple souvent préférable à un site Internet. Différentes solutions d'optimisation de contenus permettant de réduire le trafic sont à la mode : recompression des vidéos ; compression et mise en cache des images...
Cependant, deux problèmes demeurent : l'optimisation au niveau de l'utilisateur demande du travail pour les développeurs tiers, par forcément liés aux opérateurs, et l'optimisation au niveau de l'opérateur demande de la détection de contenu et une grosse puissance de calcul.
Enfin il reste une dernière solution, la plus efficace : la limitation des abonnements et le passage au "premium".
Actuellement, les opérateurs proposent généralement les mêmes conditions pour les abonnés et un abonnement 3G en vaut un autre au niveau du débit, même s'il existe quelques exceptions.
Une segmentation forte devrait apparaitre sur ce point avec l'élaboration d'abonnements limités à un débit faible face à d'autres capables d'atteindre le maximum des normes en place et d'autres qui proposeraient un accès privilégié au réseau.
On remarque également que le trafic est actuellement limité à une certaine valeur avant un ralentissement. Ce fameux "illimité limité" pourrait céder sa place à des systèmes intégrants beaucoup plus de paliers.
En pratique, une telle segmentation a des avantages et des inconvénients. Les abonnés qui consomment peu de données peuvent utiliser un abonnement limité tant en vitesse qu'en capacité, pour un pris plus faible. En revanche, ceux qui consomment davantage de données risquent de payer largement plus cher.
Source : Presence PC
A l'occasion du MWC, la société Amdocs, spécialisée dans le conseil pour la mise en place des réseaux de télécommunication pour les opérateurs, a eu l'occasion d'aborder le sujet de l'engorgement des réseaux avec le site Presence PC.Cela fait maintenant plusieurs années que les réseaux de téléphonie mobile, développés à la base pour un usage "voix", sont fortement sollicités pour transporter des données. L'arrivée des smartphones a induit une charge encore plus lourde sur ces derniers, notamment l'iPhone.
Comment faire face à cette surcharge des réseaux ? Plusieurs solutions existent sans revoir entièrement l'infrastructure du réseau, qui est une possibilité efficace mais onéreuse.
La première des réponses trouvées est le report du trafic. Ainsi au lieu d'envoyer les données sur le réseau interne de l'opérateur, relié aux stations de base, le flux sera dévié sur un autre chemin. Deux voies sont alors possibles : le Wi-Fi et les femtocell. Les réseaux Wi-fi communautaires et hotspots commerciaux sont très présents en France et permettent donc une déviation d'une partie du trafic sur les lignes ADSL des clients.
Les femtocells se font en revanche plus rares mais permettent un déport de trafic de façon simple et transparente : les utilisateurs d'une maison se connectent à un point d'accès personnel et le trafic est dérivé sur une ligne ADSL qui décharge ainsi le réseau classique. En pratique, le Wi-Fi s'avère être la solution la plus efficace mais elle est peu pratique. Pour ce qui est des femtocells, leurs boitiers sont onéreux et la technologie ne concerne que le trafic "résidentiel".
Deuxième solution possible : l'optimisation du contenu. Les opérateurs apprécient à ce sujet les solution de RIM (Blackberry) car les smartphones de la marque ne consomment que peu de données par rapport à des smartphones dotés d'un autre système. Une application dédiée est par exemple souvent préférable à un site Internet. Différentes solutions d'optimisation de contenus permettant de réduire le trafic sont à la mode : recompression des vidéos ; compression et mise en cache des images...
Cependant, deux problèmes demeurent : l'optimisation au niveau de l'utilisateur demande du travail pour les développeurs tiers, par forcément liés aux opérateurs, et l'optimisation au niveau de l'opérateur demande de la détection de contenu et une grosse puissance de calcul.
Enfin il reste une dernière solution, la plus efficace : la limitation des abonnements et le passage au "premium".
Actuellement, les opérateurs proposent généralement les mêmes conditions pour les abonnés et un abonnement 3G en vaut un autre au niveau du débit, même s'il existe quelques exceptions.
Une segmentation forte devrait apparaitre sur ce point avec l'élaboration d'abonnements limités à un débit faible face à d'autres capables d'atteindre le maximum des normes en place et d'autres qui proposeraient un accès privilégié au réseau.
On remarque également que le trafic est actuellement limité à une certaine valeur avant un ralentissement. Ce fameux "illimité limité" pourrait céder sa place à des systèmes intégrants beaucoup plus de paliers.
En pratique, une telle segmentation a des avantages et des inconvénients. Les abonnés qui consomment peu de données peuvent utiliser un abonnement limité tant en vitesse qu'en capacité, pour un pris plus faible. En revanche, ceux qui consomment davantage de données risquent de payer largement plus cher.
Source : Presence PC
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