A partir de 2018, les géants de la vidéo à la demande par abonnement ou SVOD devront proposer au minimum 30% d’oeuvres européennes au sein de leurs catalogues en ligne. Une décision validée le 24 mai 2017 par le Conseil de l’UE et réclamée depuis le printemps 2016 par la Commission européenne.

Les réactions des professionnels du secteur ne se sont pas faites attendre. L’américain Netflix a qualifié cette mesure de « contre-productive ». En effet, il est aujourd’hui beaucoup moins risqué en terme de rentabilité pour les entreprises de streaming de parier sur des super productions américaines plutôt que d’investir dans des contenus locaux.

Simplification des outils de signalement

Au sein de l’UE, cette mesure a pour objectif de bâtir le cadre d’un marché unique numérique. Pour cela, des règles équitables doivent être définies, comme c’est déjà le cas pour les fournisseurs de services de médias traditionnels dont la télévision. Ainsi, depuis plusieurs dizaines d’années, la télévision a l’obligation de consacrer la majeure partie de son temps d’antenne à des contenus européens.

Par ailleurs, afin de « protéger les mineurs et les consommateurs », le Conseil de l’UE a également réclamé la mise en place sur les plateformes de streaming d’outils de signalement pour les contenus incitant à la violence ou à la haine. Le Conseil attend également que les procédures de retrait de ces contenus soient simplifiées.

Les négociations avec le Parlement européen concernant ce texte viennent de démarrer. Cette réforme devrait normalement entrer en vigueur au premier semestre 2018.