L'ADSL
•• Définition
La DSL (Digital Subscriber Line : ligne d’abonné numérique) est un mode d’exploitation des paires de cuivre (lignes téléphoniques) existantes.
Une ligne téléphonique permet de diffuser des ondes comprises dans un spectre de fréquences. La transmission de la voix n’utilisant qu’une infime partie de ce spectre, il devient possible, grâce à la technologie DSL, d’utiliser le reste des fréquences pour transmettre des données.
Il existe différentes variantes de la technologie DSL, d’où l’autre appellation de la DSL : xDSL, pour désigner l’ensemble de ces technologies, dont l’ADSL ou la SDSL.
L’ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line : ligne d’abonné numérique asymétrique) est une norme de la famille DSL.
C’est donc une technologie de communication qui permet de faire passer du haut débit via votre ligne téléphonique, en utilisant les fréquences laissées disponibles par le service téléphonique classique (transmission de la voix). L’ADSL permet la transmission de données numériques avec un débit maximal théorique de 8 Mbit /s.
L'ADSL est une technologie dite « asymétrique » car elle propose deux débits différents en réception (download) et en émission (upload). En réception, le débit maximal de l’ADSL est de 8 Mbit /s et il descend à 512 Kbit /s en émission.
1999 : lancement commercial de l’ADSL par France Télécom MultiMedia.
9 avril 2002 : la Cour d’appel de Paris confirme la décision du Conseil de la concurrence : France Télécom doit retirer les packs ADSL Wanadoo de la vente dans ses agences France Télécom, sur la demande de Club Internet / T-Online.
11 avril 2002 : l’ART (Autorité de Régulation des Télécommunications) publie un calendrier pour le développement de la concurrence sur le marché du haut débit.
7 mai 2002 : l’ART demande à France Télécom de revoir ses propositions tarifaires pour les FAI.
26 septembre 2003 : l’ART précise ses objectifs en matière de haut débit : une concurrence loyale entre les différents FAI ; permettre aux opérateurs de téléphonie fixe de se positionner sur ce réseau, en proposant, en plus de leurs prestations de téléphonie, des services d’accès à Internet.
2004 : l’ADSL2 fait son apparition dans les techniques de la boucle locale.
15 octobre 2004 : le Comité d’Expert (composé d’équipementiers et d’opérateurs) autorise l’introduction dans la boucle locale de la norme ADSL2+. Il autorisera plus tard la norme ReADSL.
2005 : l’ART devient l’Arcep (Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes).
17 juillet 2005 : France Télécom lance l’ADSL Nu.
8 novembre 2005 : le Conseil de la concurrence, saisi en 1999 par Neuf Telecom, décide de condamner France Télécom à verser 80 millions € de dommages-intérêts pour pratiques anti concurrentielles (de 1999 à 2002) : France Télécom aurait empêché ses concurrents d’accéder au marché du haut débit.
2006 : les FAI intègrent le Triple Play (téléphonie IP, Internet et télévision) dans leurs offres d’accès à Internet.
En 2004, une nouvelle norme est apparue, qui permet d’augmenter les débits de la ligne téléphonique de 25 % : l’ADSL 2. En s’appuyant sur le réseau téléphonique commuté (RTC) et les paires de cuivre (sous exploitées quand elles ne servent qu’au transfert de la voix), l’ADSL 2 utilise une plage de fréquence supérieure et fait passer le débit maximal théorique en réception à 16 Mbit /s.
De cette nouvelle norme, sont nées deux autres normes : l’ADSL 2+ et la ReADSL.
Approuvée le 15 octobre 2004 par l’ART (l’Autorité de Régulation des Télécommunications, devenue Autorité de régulation des communications électroniques et des postes - Arcep - en 2005), l’ADSL 2+ propose un débit encore supérieur à celui de l’ADSL 2 en élevant la fréquence maximale des lignes téléphoniques à 2.2 Mhz (contre 1.1 Mhz pour l’ADSL 2). Le débit théorique en réception passe donc à 20 Mbit /s (il devrait même pouvoir atteindre 25 Mbit /s) et à 1.2 Mbit /s en émission.
Cependant si le débit est très largement augmenté, la portée, elle, est diminuée : l’ADSL classique s’étend jusqu’à 5 Km quand l’ADSL 2+ est limitée à 2 Km.
Ces débits, qui dépendent de la qualité de votre ligne téléphonique, ne peuvent être atteints que si vous vous trouvez à moins de 2 Km du central téléphonique. Au-delà, les débits proposés par l’ADSL classique et l’ADSL 2+ sont équivalents (8 Mbit /s).
Egalement validée par l’Arcep, la technologie Reach Extended ADSL (ReADSL) prend le contre-pied de l’ADSL 2+ : elle n’augmente pas le débit mais la portée du signal. Ainsi les personnes domiciliées à proximité du central téléphonique verront leur débit rester inchangé. Mais les personnes éloignées de plus de 5 Km (jusqu’à 8 Km) pourront bénéficier d’un débit en réception de 512 Kbit /s et de 128 Kbit /s en émission.
Egalement appelée "DSL Access Only", cette offre donne aux opérateurs tiers un accès aux ressources de la boucle locale de France Télécom. Depuis le 17 juillet 2006, l’ADSL Nu permet aux opérateurs alternatifs de commercialiser des services Internet (accès à Internet, VoIP), sans abonnement téléphonique, y compris dans les zones non dégroupées.
Si le client veut uniquement un accès à Internet, il ne sera donc plus obligé de prendre un abonnement chez France Télécom. Cependant, si l’abonné désire conserver une téléphonie fixe classique (non VoIP), il devra garder son abonnement chez France Télécom.
L'ADSL nu est une offre de gros imposée à France Télécom par l'Arcep, en contrepartie d’une hausse de 3 € de l'abonnement téléphonique (à partir du 3 juillet 2007, l'abonnement téléphonique France Télécom vous coûtera 16 € /mois).
Une nouvelle technologie est en train de voir le jour : le Dynamic Spectrum Management. Son objectif est de supprimer les interférences qui existent sur la xDSL afin d’atteindre des débits égalant ceux de la fibre optique, via le réseau RTC.
Le DSM permettrait donc aux opérateurs de ne pas remplacer tout leur réseau de cuivre par la fibre optique (plus chère).
La technologie SDSL (Symmetric Digital Subscriber Line : ligne d'abonné numérique symétrique) est issue de la technologie DSL. La SDSL propose un débit égal en émission et en réception.
Cette technologie est pour l’instant réservée aux professionnels, car elle présente peu d’intérêt pour les particuliers qui désirent essentiellement un fort débit en réception, et non en émission.
Le Triple Play est une offre combinée Internet, téléphonie IP et télévision via l’ADSL.
Tous les FAI proposent désormais une offre Triple Play.
Pour des raisons de qualité de service (la télévision requiert beaucoup de bande passante), l’offre de télévision n’est disponible qu’en zone dégroupée (pour en savoir plus sur le dégroupage).
Grâce à la technologie ADSL vous pourrez :
- Bénéficier d’une connexion permanente selon votre forfait.
- Votre ligne téléphonique reste disponible pendant que vous utilisez Internet.
- La transmission de données (affichage des pages Internet et des photos, téléchargements) est beaucoup plus rapide.
- Avoir la télévision haute définition, y compris dans les régions non câblées, avec des bouquets de chaînes proposant au minimum entre 30 et 40 chaînes.
- Une répartition géographique nationale mieux développée que le réseau câblé et destinée, à terme, à couvrir l’ensemble du territoire national.
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