VDSL, une version boostée de l'ADSL

VDSL passe par la ligne téléphonique, comme l'ADSLSi le protocole ADSL figurait parmi les premières technologies de transfert de données au web, le réseau VDSL lui succède. La technologie Very-High-Bit-Rate DSL fonctionne d'ailleurs en s'appuyant sur la même infrastructure que l'ADSL traditionnel, à savoir le réseau téléphonique. Pour délivrer un débit de connexion au réseau Internet supérieur à celui de l'ADSL, le VDSL "passe" également donc par les fils de cuivre. Il n'y a donc pas besoin d'initier des travaux complémentaires de câblage pour tous les particuliers et professionnels souhaitant souscrire à un tel réseau car l'opérateur téléphonique historique (Orange, anciennement France Télécom) a déjà déployé le réseau téléphonique sur l'intégralité du territoire.

L'autre avantage avec le VDSL est la rapidité de navigation au Web qu'il offre. Qu'ils soient montants ou descendants, les débits délivrés par le VDSL restent plus avantageux que ceux de l'ADSL. En effet, le VDSL permet d'atteindre des débits descendants allant de 15 à 70 mégabits par seconde, contre des débits de 1 à 15 mégabits par seconde pour l'ADSL. Côté débit descendant, la tendance reste la même puisque le VDSL présente une vitesse de 1 à 12 mégabits par seconde contre une fourchette de 0,5 à 1 pour l'ADSL.  

S'il n'y a pas besoin d'entreprendre de travaux de raccordement comme cela peut être le cas pour la fibre optique par exemple, un autre point fort des abonnements VDSL est qu'ils sont généralement facturés au même prix que leurs homologues ADSL. Il est donc tout à fait possible de bénéficier de beaucoup plus de vitesse de connexion au web pour le même tarif ou presque qu'avec l'ADSL.

VDSL2, encore plus rapide que VDSL

le haut débit VDSLProlongement technologique du VDSL, le protocole de connexion Internet VDSL2 délivre une vitesse de navigation encore plus importante que le VDSL. Il est ainsi possible d'obtenir des débits compris entre 80 et 100 mégabits par seconde (comme pour certains abonnements à la fibre optique).

Tout comme le protocole VDSL, le VDSL2 utilise également le réseau téléphonique existant, transitant par les fils de cuivre. Il n'y a donc là aussi aucuns travaux de raccordement à prévoir pour les particuliers et les entreprises souhaitant faire évoluer leur abonnement Internet. Toute l'infrastructure est déjà existante.

Le protocole VDSL2 a été initialement conçu pour pouvoir développer les nouvelles offres dites de triple play qui associent un abonnement Internet avec le téléphone et un bouquet de chaînes TV. Il fallait donc être en capacité de délivrer suffisamment de débit pour que les abonnés puissent profiter de l'intégralité de l'offre. A ce titre, VDSL2 a été déployé en deux phases sur le territoire, l'ACERP (Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes) ayant autorisé sa généralisation à compter de la fin de l'année 2013 puis de mi-2014. Dès lors, ce sont non moins de 5 millions de foyers qui peuvent prétendre à bénéficier de la technologie, essentiellement dans des zones géographiques (pour plus de 2 millions de foyers) où la fibre optique ne sera pas mise en place à court ou moyen terme.

Quelques contraintes demeurent

Bien que très intéressants en termes de rapport vitesse de connexion/prix des abonnements, les protocoles VDSL et VDSL2 connaissent néanmoins quelques contraintes techniques dont il est important d'avoir connaissance.

VDSL et VDSL2 sont ainsi tous deux sujets à être perturbés par la "diaphonie". Il s'agit d'un phénomène qui se définit par une diminution assez marquée du débit de connexion due aux interférences électromagnétiques que peuvent rencontrés les fils de cuivre qui transportent le débit.

La vitesse de connexion peut donc subir d'importantes variations, et ce également en fonction de la distance plus ou moins élevée entre laquelle se trouve l'utilisateur et le répartiteur d'Orange. Il s'agit du point de relai téléphonique physique appelé DSLAM par les techniciens de l'opérateur.  

On estime ainsi que la distance maximale pour bénéficier du débit le plus élevé en VDSL comme en VDSL2 est de 1,5 km entre le répartiteur et le modem de l'utilisateur. Passée cette distance, il reste plus avantageux d'opter pour un abonnement ADSL.

Dans le détail, les débits de connexion diminuent comme suit :

  • 95 mégabits/seconde jusqu'à 150 mètres de distance du répartiteur
  • 80 mégabits/seconde jusqu'à 300 mètres
  • 50 mégabits/seconde jusqu'à 600 mètres
  • 35 mégabits/seconde jusqu'à 900 mètres
  • 25 mégabits/seconde jusqu'à 1 200 mètres

Zoneadsl vous permet de tester votre débit ou 'vitesse de connexion' afin de vérifier en pratique ces indications.

Reste que la plupart des foyers en France se situent à présent à proximité d'un répartiteur, ce qui rend alors intéressant d'opter pour un abonnement VDSL ou VDSL2.