D’ici le 31 décembre 2017, les 5 450 cabines téléphoniques réparties sur tout le territoire auront disparu. Une mesure prise par l’opérateur Orange, qui gère leur utilisation.

La nouvelle sonne comme un coup de massue pour les plus nostalgiques. Après le minitel, le walkman et les disquettes, c’est au tour des Publiphones de sortir définitivement de nos radars.  Il en est fini le temps où après avoir poussé leur lourde porte vitrée, nous pouvions décrocher le combiné gris en plastique pour passer un appel grâce à une carte téléphonique prépayée jusqu’à épuisement du crédit.

5 450 cabines contre 30 000 il y a vingt ans

En France, on recense aujourd’hui 5 450 cabines publiques contre 300 000 il y a vingt ans. D’ici le 31 décembre 2017, il n’y en aura plus aucune, comme l’a affirmé au Parisien Laurentino Lavezzi, le directeur des affaires publiques de l’opérateur Orange, qui gère leur utilisation.

La raison de leur disparition ? En 2015, la loi Macron a mis fin à l’obligation pour les communes françaises de s’équiper d’au moins une cabine téléphonique. Une excellente nouvelle pour Orange qui subissait leur coût pharamineux de maintenance, dans un monde où l’usage du téléphone mobile s’est propagé en un temps record depuis les années 1990.

Plus de 10 millions d’euros de déficit par an

D’après Laurentino Lavezzi, leur coût d’entretien représente aujourd’hui « plus de 10 millions d’euros de déficit par an », contre 516 millions d’euros de gains en 2000. Et avec une durée moyenne d’appel de dix secondes par jour et par cabine, le directeur souligne que sur la totalité des Publiphones encore en service au premier trimestre 2017, « la moitié n’ont pas décroché une seule fois ». 

Si le groupe Veolia, en charge de démonter la majorité d'entre elles, va récupérer leurs matériaux bruts, tels que le verre et l’aluminium afin de les recycler, certaines subsisteront mais seront réhabilitées en bibliothèques de rue, après l’accord des mairies concernées. En voilà, une bonne nouvelle !