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Free bloque 300 000 smartphones loués et non-restitués

Mise à jour le 12 décembre 2018 par Margaux Couturier

Free provoque la colère des clients ayant acheté un smartphone d'occasion en bloquant 300 000 smartphones loués et non-restitués.

Si Free Mobile avait affirmé prévoir la mise en application de sa politique de blocage des smartphones loués non-restitués, l’opérateur n’avait pas encore joint ses paroles aux actes. Mais le 31 octobre 2018, Free Mobile est passé à l’action. En un mois, Free Mobile aurait ainsi procédé au blocage à distance de 300 000 smartphones non-restitués par leurs locataires en fin de contrat.

Un blocage légal

Free avait-il le droit de mettre en application sa politique de blocage? Etant propriétaire des terminaux, Free Mobile est en droit de demander des coupures de ligne, tout comme n’importe quelle victime d’un vol de téléphone. De plus, ce droit d’appliquer ces blocages est clairement stipulé dans ses Conditions Générales d’Abonnement.

Selon les informations du Journal du Dimanche (JDD), l’opérateur « a suivi à la lettre la procédure en transmettant le numéro d’immatriculation des terminaux concernés à l’autorité responsable, la GSMA, qui représente 750 opérateurs dans le monde ». La liste des smartphones à blacklister a ensuite été transférée aux plateformes des opérateurs Orange, SFR, et Bouygues Telecom, qui ont par la suite procéder aux radiations, conformément à la loi.

Des raisons diverses

Pourquoi Free aurait décidé de procéder à ce blocage massif maintenant? Selon les informations du JDD, cette opération soudaine préparerait l’arrivée de nouvelles offres de location de smartphones créées en partenariat avec une entreprise qui commercialise des crédits à la consommation. D’après le JDD, Free Mobile chercherait également à nettoyer son « propre parc de téléphones loués » dans le cadre de son action en justice contre les smartphones subventionnés.

Après une première victoire judiciaire face à SFR en mars 2018, le fondateur de Free Mobile, Xavier Niel, mène une véritable croisade contre les offres avec smartphone subventionné de ses concurrents. « Free s’est peut-être rendu compte qu’il avait 300 000 terminaux dans la nature, c’est un élément qui n’allait pas plaider en sa faveur » théorise un opérateur, interrogé par le JDD.

Le problème? Une fois blacklistés, ces appareils ne sont plus utilisables. Or la majorité des possesseurs de ces smartphones ont acheté leur téléphone mobile sur des sites d’occasion, telles que le Bon Coin ou Easy Cash, sans connaître leur origine. Face aux critiques des acheteurs, Free Mobile aurait conseillé aux personnes lésées de déposer plainte contre leurs revendeurs.

 


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