ADSL : définition, fonctionnement et débits

Définition

Tout comme le SDSL ou le VDSL, l'ADSL fait partie d'une famille de technologies regroupées sous le terme « DSL » (Digital Subscriber Line). Elle a son propre fonctionnement, ses caractéristiques et est également associée à un débit particulier.

Certaines technologies DSL, comme le HDSL, proposent des liaisons symétriques. Par définition, l'ADSL, qui signifie « Asymmetric Digital Subscriber Line » fournit quant à elle un débit asymétrique. En effet, dans le cadre d'une connexion ADSL, le débit de données montant est toujours plus faible que le débit descendant.

En France, le débit moyen des connexions ADSL est de 8,76 Mb/s en réception et de 2,18 Mb/s en émission. On estime que le temps de réponse moyen est de 76 millisecondes. Notez que vous pouvez tester votre débit ADSL sur notre site.

Le principe

Chaque abonné possède une ligne téléphonique qui est reliée au central téléphonique par l'intermédiaire d'une paire de fils de cuivre qu'on appelle communément la boucle locale.

Dans le cadre de la téléphonie dite classique, les signaux circulent sur une bande de fréquences comprises entre 25 et 3 400 Hz environ. Pour fonctionner, la technologie ADSL utilise tout simplement le reste de la bande passante. Ainsi, il est possible de profiter des services d'une connexion en haut débit en parallèle d'une éventuelle conversation téléphonique.

Pour se connecter, les abonnés ont besoin d'un modem fourni par leur FAI. Ce modem est un périphérique qui se présente sous la forme d'un simple boîtier et par l'intermédiaire duquel il est possible de faire circuler des données numériques. Il est raccordé à l'ordinateur par un port USB, par wifi ou via une carte Ethernet.

Les avantages de l'ADSL et ses améliorations

La technologie ADSL ne manque pas d'avantages pour les consommateurs qui peuvent avoir accès à de nombreux services comme l'internet en illimité, la téléphonie par ADSL avec la possibilité d'appeler en illimité vers certains pays étrangers et la télévision par ADSL avec des centaines de chaînes à la clef. Le Triple Play, particulièrement intéressant en zone dégroupée, fait également partie des atouts de l'ADSL.

Dans une volonté de proposer des débits toujours plus rapides aux abonnés, l'ADSL2 et l'ADSL2+ ont été lancées sur le marché en 2004. En théorie, le débit maximal en réception devait passer à 20 Mbit /s (à condition d'être placé à moins de 2 kilomètres du central téléphonique sous peine de devoir subir un affaiblissement du débit).

La technologie ReADSL a été proposée dans un second temps. Cette fois, sa fonction n'était pas d'augmenter le débit des abonnés mais d'augmenter la portée du signal pour que les personnes plus éloignées du central téléphonique bénéficient d'un débit supérieur.

VDSL et VDSL2

Si la fibre optique a été délibérément choisie pour le développement du très haut débit sur le territoire français, le VDSL est également une technologie permettant le transfert ultra rapide des données numériques.

Mais quelles sont les réelles différences entre l'ADSL et le VDSL et surtout, quelles sont les promesses du protocole VDSL2 en termes de débit ?

Le VDSL2 : principe et débits

Le VDSL2 ou Very High Speed Digital Subscriber Line 2 est le successeur du VDSL. L'Arcep  a autorisé son déploiement sur le territoire français le 1er octobre 2013.

En tant que version améliorée de l'ADSL, le VDSL permettrait d'atteindre des débits de 15 à 50 mégabits par seconde. La navigation serait alors plus fluide et plus rapide qu'avec l'ADSL2+.

Standardisé par l'Union Internationale des Télécommunications en février 2006, le VDSL2 améliore les débits en réception et en émission. Utilisant des bandes de fréquences hautes allant de 8 à 30 Mhz (contre 2.2 MHz pour l'ADSL), le VDSL2 permettrait, sur le papier, de profiter d'un débit de 100 mégabits par seconde. L'Arcep modère néanmoins ces performances et parle d'un débit réel de 80 mégabits par seconde.

En pratique, quelques contraintes sont à noter. Pour profiter pleinement des performances du VDSL2, la ligne de cuivre à laquelle est raccordé l'internaute ne doit pas mesurer plus d'un kilomètre. Au-delà de 1200 mètres en moyenne, l'internaute bénéficiera d'une vitesse de navigation équivalente à celle de l'ADSL 2+. Le VDSL2 n'est donc intéressant, en termes de débit, que pour les lignes qui se trouvent à proximité directe du nœud de raccordement.

Le VDSL2 : pour qui ?

Dans leur volonté de passer directement de l'ADSL2+ à la fibre optique, les FAI français ont fait le choix de ne pas passer par l'étape du VDSL2. Depuis l'année 2011, la tendance a pourtant évolué en sa faveur, face à un déploiement trop lent de la fibre optique sur le sol français.

Au cours de l'année 2013, l'ARCEP annonce l'introduction du VDSL2. Au 1er octobre de la même année, le VDSL2 a été proposé à 3 millions de lignes et début 2016, ce ne sont pas moins de 5,1 millions de foyers qui étaient  !

Pour bénéficier du VDSL2, un foyer doit répondre à trois critères :

  • la ligne doit être distante de moins de 1000 mètres du nœud de raccordement.
  • il est nécessaire d'être abonné à un fournisseur proposant le VDSL2.
  • il est bien entendu obligatoire d'être équipé d'une box internet compatible avec cette technologie.

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