Les groupes France Télévisions, M6 et TF1 annoncent le lancement d’une plateforme de vidéo à la demande (SVOD) commune, qui s’appellera Salto. On vous explique tout.

« Avec Salto, (future plateforme commune de vidéo à la demande), les groupes France Télévisions, M6 et TF1 entendent proposer une réponse ambitieuse aux nouvelles attentes du public avec un service de qualité, innovant et simple d’accès ». C’est ce qu’ont annoncé les trois groupes audiovisuels dans un communiqué de presse commun, présenté le 14 juin 2018.

Peser « sur la scène mondiale »  

En effet, depuis son arrivée dans l'Hexagone en 2014, Netflix remporte un succès total. Le géant américain de la SVOD aurait même franchi le cap des 3,5 millions d’abonnés en France en avril 2018. Afin de contrer cela, fin 2017, Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, avait plaidé pour l’émergence d’une « équipe de France de l'audiovisuel », capable de peser « sur la scène mondiale ».

C’est toute l’idée de Salto, une tentative lancée en 2015, qui n’avait jusqu’ici pas aboutie. Pour le moment, on ne connait pas les tarifs proposés par la plateforme, ni la date officielle de son lancement. Information, sport, cinéma, divertissement, séries françaises et américaines, documentaires… Un large choix de programmes devrait être visionnable, en direct ou en replay.

Des abonnements sans engagement

De nombreux programmes inédits devraient également être proposés. La plateforme fonctionnera sur abonnement et sans engagement. Deux formules pourraient être proposées aux utilisateurs. La première devrait coûter moins de 5 euros par mois, pour un accès à toutes les chaînes de France Télévisions, M6 et TF1 ainsi qu’un replay sur plus de sept jours. 

La seconde offre devrait coûter environ 8 euros, et permettre un accès illimité à tous les contenus, dont les programmes exclusifs. Mais avant tout cela, la prochaine étape sera la création d’une société autonome détenue à part égales par les trois groupes audiovisuels concernés. Le statut de cette société est actuellement en cours d’examen par les autorités compétences. Affaire à suivre donc…

 


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